Démokratia / Parole aux citoyens / Opinions citoyenne sur des sujets chauds / Trois sujets: l'avenir des églises, production d'énergie dans la région et la culture québécoise

5 à 7 à Roberval

Saint-Félicien – Lors du 5 à 7 Démokratia, qui s’est tenu au Café Yé de Roberval le 31 janvier, 33 participants, dont la majorité provenait de St-Félicien, ont pris part à des discussions enflammées.Chaque table est allée de ses propositions pour chaque manchette suggérée.

L’avenir des églises

L’avenir des églises à Roberval, contrairement à toutes attentes, de fut pas l’objet de débats très émotifs.C’est que le nombre d’habitants de Roberval participant était inférieur au nombre de participants provenant des alentours.Cela a toutefois permis de projeter un regard extérieur sur la situation.Voici les commentaires recueillis :

  • Le principal c’est que la décision vienne d’en bas, au lieu d’en haut. Le peuple doit être consulté et la décision prise doit être le fruit d’un consensus social.
  • Les participants ont un souci de récupération du patrimoine bâti.La plupart se sont entendu sur l’importance d’évaluer toutes les possibilités afin de ne pas détruire les bâtiments.Il s’agit de patrimoines culturels très importants. Certains ont suggéré une formule hybride entre le lieu de prière et une autre vocation, comme des activités muséales ou des performances artistiques.
  • Ceux qui sont pratiquants doivent réfléchir à ce qu’ils sont prêts à investir financièrement pour sauvegarder leurs églises.
  • Quels liens unit les citoyens avec leurs églises, est-ce encore un lien paroissial ou bien patrimonial?

Une région énergie à tout prix

L’hydroélectricité, le parc éolien et le port méthanier constituaient les trois volets de cette question.

  • Les participants ont questionné l’obstination de certaines personnes à vouloir relancer la possibilité de l’aménagement hydroélectrique. Ils ont évoqué les trois débats publics qui ont eu lieu quant à l’avenir de la rivière et rappellent que le récent aménagement sur la rivière Péribonka est une conséquence des débats sur l’Ashuapmushuan.
  • Le projet d’une aire protégée dans le bassin de l’Ashuapmushuan apparaît comme beaucoup plus acceptable et porteur d’un modèle de développement dont on sous-estime, actuellement, l’ampleur tant en ce qui a trait aux emplois qu’aux retombées économiques liées à l’acquisition de connaissances.
  • Les participants ont également mentionné qu’ils n’étaient pas nécessairement contre l’hydroélectricité mais qu’il faut se questionner sur l’avenir des rivières qui restent dans une perspective où la majeure partie du potentiel hydroélectrique de la région est déjà utilisée.
  • D’autres participants ont posé la question « Pourquoi a-t-on besoin d’autant d’énergie?Il faut miser sur la performance environnementale des entreprises, c'est-à-dire des économies reliées à la réduction des besoins en énergie.Ce principe ferait en sorte de réduire notre dépendance économique envers les États-Unis.
  • L’énergie éolienne devrait devenir une propriété publique et une redevance au milieu devrait être fait équitablement dans l’ensemble du Québec.
  • Les participants ont critiqué d’une façon globale la manière dont se prennent les décisions.Trois critères devraient prévaloir dans les choix de développement en matière d’énergie : la propriété publique des ouvrages, l’acceptabilité sociale du milieu où ils sont installés, une part des revenus qui reste dans le milieu.

La culture québécoise et son avenir

Cette question s’inscrivait dans le contexte d’une consultation de l’Institut du nouveau monde qui se déroulait à Jonquière la fin de semaine du 2-3 février.Ce sujet étant très larges, les commentaires la concernant furent très diversifiés.

  • Certains participants ont essayé de définir la culture québécoise : c’est la chaleur, la joie, une ceinture fléchée multicolore, la couleur bleu, la langue française, le sirop d’érable, les grands espaces, l’hiver.
  • En référence à tous les enjeux entourant les accords d’accommodement raisonnable, quelques participant ont exprimé des inquiétudes face au fait que les québécois, culturellement, sont très conciliant et que cela pourrait nos jouer des tours.
  • On ne valorise pas assez les différences. « Small is beautiful » même si cela est en anglais est vrai pour ici aussi. Il faut aller vers nos racines et valoriser notre patrimoine pour faire émerger notre culture locale et la rendre accessible (comme en France).
  • Il faut aussi valoriser notre hiver et notre alimentation.On mange des sushi et on a su mal à préparer des mets typiquement québécois que l’on dévalorise.
  • Les régions ne reçoivent pas leur juste part de fonds publics liés aux activité culturelles (200$ par personne à Montréal versus 58$ par personne ici, selon l’un des participants). Il faut donc rétablir l’équilibre. Les députés de la région, tous partis confondus, devraient s’associer pour plaider cette cause auprès des gouvernements centraux.
  • L’apport économique que représente la culture est sous-estimé. Un emploi dans le domaine culturel coûte moins cher à l’État qu’un emploi dans l’industrie de l’aluminium.
  • Si l’on constate une « explosion » de la culture québécoise jusqu’à déborder de ses frontières,Montréal et Québec sont les foyers de toute cette activité . Bien peu d’artistes originaires de la région peuvent vivre ici.
  • Dans l’ensemble, la culture « populaire » québécoise se porte bien. Elle est accessible. On fait référence ici aux téléromans , cinéma,livres . Le sport est aussi inclus dans la vision qu’a la table de la culture. Sur ce plan, nous sommes assez gâtés ici, l’offre est abondante.
  • Les québécois ont développé, peut être un peu trop, un comportement de spectateurs. La région ne fait pas exception.Est-ce le fait des médias électroniques ?Comment faire pour développer une culture plus « participative »?
  • Qu’est-ce que le milieu scolaire fait pour stimuler les jeunes ?On mentionne l’état de désuétude de certaines bibliothèques scolaires ou encore que l’on y favorise la quantité de bouquins plutôt que la qualité.Il faudrait adapter l’offre de lecture aux clientèles, dès le primaire et créer des ateliers de lecture.
  • En matière de sport, il faudrait favoriser les activités qui touchent l’ensemble plutôt que l’élite.Certains avancent l’idée que le sport accapare trop de ressources financières par rapport aux activités culturelles à caractère artistique.
  • Il faudrait faire preuve d’ouverture d’esprit et oser encourager les initiatives plus « expérimentales ». On se prive de choses intéressantes sous prétexte qu’elles ne génèrent pas assez de revenus.

Mentionnons que les commentaires énoncés ici sont rapportés d’une façon aléatoire et n’ont pas nécessairement fait l’objet de consensus.

Nouvelles

Foire du milieu

Saint-Félicien, 06 mai 2008 –Les 13-14-15 mai prochains aura lieu La Foire du milieu pour les centres d’éducation aux adultes de Saint-Félicien, Mashteuiatsh et Roberval.

Où sont les jeunes en politique municipale?

Saint-Félicien, 2 avril 2008 – Lors des élections municipales de 2005, seulement 11% des candidats aux postes de conseillers et 3 %

des candidats briguant la mairie avaient 34 ans et moins [1]. Afin de discuter de l’engagement des jeunes en politique municipale, Démokratia organise un midi-causerie le jeudi 10 avril prochain, à 12h au local A-101 du Cégep de Saint-Félicien.

L'identité selon les élèves de la formation aux adultes

Saint-Félicien, 19 mars 2008 –L’identité est le thème de l’exposition de photos réalisée par les participants de la formation de Démokratia, offerte à l’éducation aux adultes de Saint-Félicien, Roberval et Mashteuiatsh. Le vernissage aura lieu le jeudi 27 mars, à 13h au Café du maître, au 1179 rue Notre-Dame, à Saint-Félicien.

Nouvelle ère pour le syndicalisme

Saint-Félicien, 3 mars 2008 – À l’ère de la mondialisation, de l’intégration de la nouvelle génération et de l’individualisme généralisé, on peut se demander si le mouvement syndical est en voie de disparaître. C’est ce débat qui a eu lieu le 27 février dernier, au Note Café de Dolbeau-Mistassini, lors du 5 à 7 Démokratia sur l’avenir du syndicalisme.